Inaugurée en 1996 à Paris, dans un beau bâtiment industriel du Marais sur deux niveaux, la programmation de la galerie comporte trois axes majeurs : les champs de la peinture abstraite, la photographie plasticienne autour de la problématique de l’image et la notion du sujet, et les créations pluridisciplinaires autour de la notion d’installation et la vidéo.

En peinture, la sélection se veut un des reflets possibles de l’abstraction internationale, en représentant des artistes tels qu’Olivier Mosset, issus de tendances radicales et minimales et des peintres ayant une expression plus ancrée dans une gestualité picturale, tel Dominique Gauthier. Il ne s’agit pas de promouvoir la peinture au sens restreint du tableau mais bien plutôt de tenter de couvrir un champ de la création contemporaine en mettant en perspective l’élargissement du territoire pictural et du langage de l’abstraction. Dans ce cadre, la galerie défend également des peintres qui sortent du tableau pour aller vers l’espace ou le volume, voire la photographie et la vidéo, tels Emmanuelle Villard, John Beech et James Hyde ou qui tendent vers la figuration comme Merlin James ou Walter Swennen.

De même en photographie, la galerie a, dès son ouverture, marqué son engagement avec une sélection composée pour moitié de photographes. La galerie fait le choix de pratiques certes voisines mais toutes singulières. Elle représente des artistes qui jouent avec la notion de mise en scène tels que Karen Knorr, Ellen Kooi, Thierry Fontaine et Laura Henno ou avec la notion même de l’écriture photographique selon un style très personnel, tels que Catherine Poncin, Corinne Mercadier, Gilbert Garcin, Matt Wilson ou Antoine d’Agata. Thibaut Cuisset, Gilbert Fastenaekens et Paola de Pietri sont issus du mouvement européen « Paysage et Architecture ». Enfin, Paul Graham et Shai Kremer représente un engagement photographique social radical.

Parallèlement, la galerie accentue sa sélection d’artistes à la pratique pluridisciplinaire tels que François Daireaux, Ismaïl Bahri, Dorothée Smith et Joris van de Moortel et a ouvert sa programmation à des vidéastes tels que Marcel Dinahet et Martin Sastre.