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Galerie Les filles du Calvaire

Benjamin
Mouly

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Benjamin Mouly, 050 Sans titre, 2016

Benjamin Mouly, 050 Sans titre, 2016

Benjamin Mouly, 050 Sans titre, 2016Benjamin Mouly, 042 Sans titre, 2014Benjamin Mouly, Fragment #5, 2014Fragment #2 de l’installation ‘Space related’, 2013Benjamin Mouly, Fragment #3 de l’installation ‘Space related’, 2013007 Melon & Ham, 2012Benjamin Mouly, 017 Sans titre, 2012Piano Players #2, 2012Benjamin Mouly, 014 Sans titre, 2012028 Bas, 2012Benjamin Mouly, Two Glasses, 2012 Benjamin Mouly, 018 Sans titre, 2012 Benjamin Mouly, 001 Sans-Titre, 2012004 Sans-titre, 2012Benjamin Mouly, 005 Glare, 2012Benjamin Mouly, 009 Grape
Benjamin Mouly
CV

Benjamin Mouly

Né en 1987
Vit et travaille en France

Benjamin Mouly est un artiste français né en 1987. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, il a terminé son parcours par un master à la HEAD de Genève. Il participe depuis 2010 à plusieurs projets et expositions collectives, principalement en France mais également en Suisse, en Finlande et aux Etats-Unis. En 2015, il présente ses premières expositions personnelles à Paris (‘De Concert’ à la galerie Les filles du calvaire, ‘Hors Champ – Le jour sait, la nuit ignore’ au Silencio) et en Colombie (‘Hojas de Perro / Feuilles de chien’ à l’Alliance française de Bogota).

Je travaille par la rencontre, sans trop rien attendre d’une image. Je construis dans l’écart entre mon intention à faire une photographie et la part imprévisible de sa confrontation au monde. Je ne veux pas faire le constat d’un préconçu. Engendrer une image consiste pour moi à ne plus regarder comme on se rappelle mais à laisser surgir une forme qui laisse filer la beauté ; continuer de s’étonner de ce qui n’est plus à sauver, ou à prouver.

Si je photographie un corps, par exemple, ce corps n’est pas l’objet de l’image. Ce qui compte c’est précisément la manière qu’a ce corps de glisser dans ce qui l’entoure, comme si la limite de celui-ci n’était pas la peau mais la porosité de cette peau, son passage dans le dehors. Je regarde comment un corps se tend, la matière de ses attitudes.

De même, et toujours dans cette idée de rapport, je travaille entre les images, c’est-à-dire qu’une image ne va pas sans se couler dans celles qui la suivent et la précèdent. Chacune traverse et est traversée par les autres. Elles s’installent dans un flux qui les emporte toutes, en faisant résonner une multiplicité de matières et de formes.

Benjamin Mouly

Echappées belles : les Diplômés de l'Ecole Nationale Supérieure de la photographie, 2013

Echappées belles : les Diplômés de l'Ecole Nationale Supérieure de la photographie, 2013

Benjamin Mouly, Jeannie Abert, Anne-Camille Allueva, Camille Amzallag, Julie Aybes, Juliette Bineau, Lorraine Bonduelle, Min Chen, Claire Cocano Lise Dua, Edwin Fauthoux-Kresser, Walid Ghali, Cyrille Karam, Marie Leroux, Jonathan Llense, Julia Menesguen, Leslie Moquin, Lila Neutre, Matthieu Rosier, Olivier Sarrazin, Philippe Soubias, Diane-Laure Souci, Cécile Suarez, Ricardo Yui

2013

ISBN : 978-2-919077-17-5

ORANGE WAS THE COLOR OF HER DRESS, THEN SILK BLUES

ORANGE WAS THE COLOR OF HER DRESS, THEN SILK BLUES

Benjamin Mouly

Editorial conception by Benjamin Mouly, Maxime Milanesi and Guillaume Grall

ISBN : 979-10-91366-03-8

« Mon travail est affaire de circulation plus que de sujet. Je ne travaille pas “sur” quelque chose mais “avec” et “entre” les choses. Mon regard se fixe aux matières, aux éléments, aux corps; d’abord en tant qu’états et surfaces, ensuite en tant qu’intensités et passages.


Je travaille par la rencontre, sans trop rien attendre d’une image. Je construis dans l’écart entre mon intention à faire une photographie et la part imprévisible de sa confrontation au monde. Engendrer une image consiste pour moi à ne plus regarder comme on se rappelle mais à laisser surgir une forme qui laisse filer la beauté ; continuer de s’étonner de ce qui n’est plus à sauver, ou à prouver.


Si je photographie un corps, par exemple, ce corps n’est pas l’objet de l’image. Ce qui compte c’est précisément la manière qu’a ce corps de glisser dans ce qui l’entoure, comme si la limite de celui-ci n’était pas la peau mais la porosité de cette peau, son passage dans le dehors. Je regarde comment un corps se tend, la matière de ses attitudes.


De même, et toujours dans cette idée de rapport, je travaille entre les images, c’est-à-dire qu’une image ne va pas sans se couler dans celles qui la suivent et la précèdent. Chacune traverse et est traversée par les autres. Je voudrais par ces images, faire résonner une multiplicité de matières, installer un rythme, un flux qui les emporterait toutes en conservant une part d’énigme. »

Benjamin Mouly