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Galerie Les filles du Calvaire

Benjamin
Mouly

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050 Sans titre, 2016

Benjamin Mouly

Born in 1987
He lives and works in France

My approach to photography deals with experience and encounter. It is a question of images in circulation, in conversation, rather than an answer on a definite subject. I don’t work “on” something but “with” and “in between” things. I am trying to photograph a body, a shape, a matter, first as the state of a surface, then as a map of intensity, a passage.

I’m trying not to expect anything when I take a picture. What matters is the way things come along and how we meet. I proceed between my intention to make a photograph and the unpredictability of its confrontation with reality. I don’t want it to be the acknowledgment of something preconceived. For me, creating an image consists in the rising of a form that lets beauty flow. It has nothing to save or to prove.

Echappées belles : les Diplômés de l'Ecole Nationale Supérieure de la photographie, 2013

Benjamin Mouly, Jeannie Abert, Anne-Camille Allueva, Camille Amzallag, Julie Aybes, Juliette Bineau, Lorraine Bonduelle, Min Chen, Claire Cocano Lise Dua, Edwin Fauthoux-Kresser, Walid Ghali, Cyrille Karam, Marie Leroux, Jonathan Llense, Julia Menesguen, Leslie Moquin, Lila Neutre, Matthieu Rosier, Olivier Sarrazin, Philippe Soubias, Diane-Laure Souci, Cécile Suarez, Ricardo Yui

2013

ISBN : 978-2-919077-17-5

ORANGE WAS THE COLOR OF HER DRESS, THEN SILK BLUES

Benjamin Mouly

Editorial conception by Benjamin Mouly, Maxime Milanesi and Guillaume Grall

ISBN : 979-10-91366-03-8

“Mon travail est affaire de circulation plus que de sujet. Je ne travaille pas “sur” quelque chose mais “avec” et “entre” les choses. Mon regard se fixe aux matières, aux éléments, aux corps; d’abord en tant qu’états et surfaces, ensuite en tant qu’intensités et passages.


Je travaille par la rencontre, sans trop rien attendre d’une image. Je construis dans l’écart entre mon intention à faire une photographie et la part imprévisible de sa confrontation au monde. Engendrer une image consiste pour moi à ne plus regarder comme on se rappelle mais à laisser surgir une forme qui laisse filer la beauté ; continuer de s’étonner de ce qui n’est plus à sauver, ou à prouver.


Si je photographie un corps, par exemple, ce corps n’est pas l’objet de l’image. Ce qui compte c’est précisément la manière qu’a ce corps de glisser dans ce qui l’entoure, comme si la limite de celui-ci n’était pas la peau mais la porosité de cette peau, son passage dans le dehors. Je regarde comment un corps se tend, la matière de ses attitudes.


De même, et toujours dans cette idée de rapport, je travaille entre les images, c’est-à-dire qu’une image ne va pas sans se couler dans celles qui la suivent et la précèdent. Chacune traverse et est traversée par les autres. Je voudrais par ces images, faire résonner une multiplicité de matières, installer un rythme, un flux qui les emporterait toutes en conservant une part d’énigme.”

Benjamin Mouly