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Galerie Les filles du Calvaire

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Todd Hido

Todd Hido

The Black Mechanism

Exposition du 17 mai au 18 juin 2022

La galerie Les Filles du Calvaire est heureuse de présenter l’exposition personnelle du photographe américain Todd Hido : The Black Mechanism. L’artiste revient à Paris avec un nouvel ensemble d’images puissantes, prises principalement aux États-Unis. Les paysages photographiés par l’artiste révèlent un monde désolé et sombre, un précipice dont on pressent qu’il peinera à s’extirper. Ce nouveau corpus de paysages est entremêlé de portraits aux expressions subtiles et inquiètes, suggérant elles aussi la noirceur ambiante.

« Pour le texte de mon livre Bright Black World, publié en 2018, Alexander Nemerov écrivait dans sa première phrase : « La fin envoie un avertissement préalable ». Il aurait pu s’arrêter là, car ces quelques mots m’ont contaminé, moi et mes images, de la meilleure façon qui soit. En tant qu’artiste visuel, il suffit souvent de quelques mots puissants pour clarifier et motiver la création. La plupart de mes nouvelles œuvres sont réalisées avec cette phrase qui résonne dans mon subconscient lorsque je regarde les espaces que je traverse. L’appareil (the black mechanism) recueille alors mes pensées, mes sentiments alors même que je témoigne aussi du monde dans lequel nous vivons. Dans mon dernier livre, j’explorais déjà l’idée d’un monde plus sombre dans lequel je nous voyais glisser. À mon grand désarroi, je ne vois toujours aucun sursis. »

L’ensemble des paysages présentés à la galerie sont le fruit de plusieurs voyages, qui ont été pour l’artiste l’occasion de prendre le pouls du pays. En plein hiver, Todd Hido profite des éléments pour peindre une œuvre de la dévastation. Son propre sentiment s’exprime ici, mais ce trouble pessimiste est aussi universel. En filigrane, il nous parle d’une époque de guerres, entre les hommes d’abord, mais aussi contre la Terre.

Son talent se manifeste également dans l’art du portrait. Il mélange ainsi personnages et lieux : la combinaison devient cinématographique. Purs et sans filtre, ses portraits semblent donner corps à l’observation faite plus haut. Pensifs et mélancoliques, ces personnages affichent une nostalgie et un sentiment de perte que beaucoup d’entre nous expérimentent intimement. Pourtant, dans chaque image, une lueur intérieure est capturée par l’appareil. Il subsiste toujours un rayon, même frêle, pour éclairer visages, forets, et étendues glaciales. On aimerait croire ici, qu’il s’agit d’espoir.

Nelli Palomäki

Nelli Palomäki

Speed of Dark

Exposition du 17 mai au 18 juin 2022

Après une première exposition personnelle en 2018, la Galerie Les filles du calvaire a le plaisir de présenter Speed of Dark de la photographe Nelli Palomäki. Reconnue pour ses portraits intemporels en noir et blanc, principalement d’enfants et de jeunes gens, Nelli Palomäki pose un regard énigmatique sur l’être en devenir, les relations familiales et la mémoire. Elle présente ici une nouvelle série de photographies marquée par les longs moments passés chez elle dans la campagne finlandaise. Guidée par les circonstances, elle s’est intéressée de plus près à ce qui l’entoure. Travaillant strictement autour de sa maison et de son jardin, avec ses proches, l’artiste a développé une œuvre intime et personnelle. Elle y interroge notre rapport au temps et à notre environnement quotidien, la dualité apprivoisement/sauvagerie en instrumentalisant les alternances de lumières et d’obscurité.

Speed of Dark par Nelli Palomäki :

 » L’obscurité est une question à la fois mentale et concrète. Bien qu’elle prenne parfois le dessus, c’est la lumière qui nous guide.

Rien ne contrôle le processus de réalisation d’une photographie comme la lumière, ou son absence. Nous vivons dans un pays (Finlande) où l’obscurité semble nous engloutir chaque automne. Observer la lumière, et son absence, devient obsessionnel. La plupart du temps, elle est la plus belle juste avant de disparaître – ou juste avant le lever du jour.

Tout ce temps passé récemment à la maison m’a fait réaliser à quel point je vois peu, (ou plutôt – je m’arrête et je regarde !), ce qui m’entoure : la beauté du quotidien et du cycle de l’année, si fortement liée à la quantité de lumière – et d’obscurité. Le jardin qui se réveille, fleurit et meurt à nouveau. Les enfants qui grandissent secrètement, moi-même qui vieillit à contrecœur. Quatre saisons qui s’alternent et définissent nos esprits. Tout cela se répète sans cesse. Chaque année, à la fin de l’été, nous sommes déjà effrayés par les mois d’obscurité qui suivront, et au solstice d’hiver, nous saluons à nouveau l’éclat qui arrive. »