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Galerie Les filles du Calvaire

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PANDORA

James Hyde

James Hyde

Exposition du 26 mars au 15 mai 2004

[…] Le travail de Hyde(1), tel qu’il s’est développé dans les années 90, consiste en une expérimentation, délibérément bricoleuse et libre de toute astreinte esthétique, des différentes possibilités de signifier la peinture ; il consiste en l’émission, en des contextes objectaux multiples, de divers signes de peinture. En cela, et bien que totalement singulier, il appartient pleinement à son temps, celui d’une abstraction tout à la fois post-duchampienne et post-warholienne, où s’instille, infra-mince, la distance qui sépare la chose et le signe de la chose, le langage et le métalangage – une abstraction dont le vaste et complexe territoire(2) est balisé par les noms d’artistes aussi dissemblables que, parmi beaucoup d’autres, Gerhard Richter, Olivier Mosset, Jonathan Lasker, John Armleder, Ross Bleckner, Bernard Frize(3), Gerwald Rockenschaub, Peter Halley ou Christopher Wool. Compte tenu du geste qui les inaugure, certaine prolifération de l’effet pictural, les méta-peintures de Hyde ont pris, on le devine, des allures fort variées. Ainsi, parmi de nombreuses autres propositions plastiques : des peintures alla fresca sur des blocs de polystyrène expansé d’imposantes dimensions ou bien morcelés en petits fragments ; des boîtes de verre, vides ou bien contenant des dépôts sinon des rebuts picturaux ; des artefacts peints de bois et ciment aux formes de poignées ; des ensembles de feuilles peintes clouées au mur ; des pièces de verre moulé sur étagères, maladroitement ceintes de ruban adhésif ; des compositions chromatiques ayant pour support des objets à l’apparence d’éléments de mobilier ; des oreillers, parfois gigantesques, maculés de couleurs ; etc., etc. Et comme la peinture, au fil de ses âges, s’est incarnée sous d’innombrables avatars, à travers une multitude de styles, les signes chargés de renvoyer à elle sont nécessairement des êtres pleins d’histoire. Ceux que délivre l’œuvre de Hyde ne sont, de fait, pas avares de références historiques, intentionnellement ou attentionnellement : le minimalisme (celui d’un Donald Judd, notamment), l’expressionnisme abstrait, l’abstraction géométrique, les constructions baroques de Frank Stella, certains avatars de l’art d’Imi Knoebel, Supports/Surfaces, mais aussi bien les fresques du Trecento ou Duchamp …(4)

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