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Galerie Les filles du Calvaire

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Vue de l'exposition

Paz Corona – Olivier Mosset

Paz Corona, Olivier Mosset

Exhibition from may 13th to june 18th 2011

Olivier Mosset est reconnu depuis longtemps pour ses monochromes monumentaux, qu’il peint selon les périodes dans des couleurs pâles ou vives. Parfois insatisfait, il peut lui arriver de recouvrir la couleur de blanc comme la série présentée en 2001 à la galerie en duo avec Steven Parrino qui montrait quant à lui une série noire. D’une manière générale, Mosset détourne la demande artistique, en envahissant, par exemple, le centre d’art de Noisy-le-Sec avec des pierres démontées de la prison de la Bastille ayant servi de socles aux Maillol des Tuileries et sur lequel Brice Marden s’est fait tirer le portrait tout en s’associant pour l’exposition à un dessinateur de Muses du XVIIIeme, Clarac. Tout comme il a conçu des sculptures Toblerone, inspirées de défenses antichars en béton armé qu’il a racheté aux cantons suisses et qu’il décline en glaçons monumentaux de trois tonnes, dont l’eau s’écoule sur le sol du Musée de Lyon ou sur celui de la foire de Bâle…

Cette fois-ci, Olivier Mosset invite une artiste inconnue : Paz Corona. De fait, elle n’a jamais exposé, c’est sa toute première fois, une occasion que Mosset a déjà offerte à des artistes telles qu’Amy Granat ou Sylvie Fleury. Nous pourrions dire que son travail se place en contre pied de celui Mosset. Elle peint à l’huile sur une toile brute qu’elle recouvre de figures sur des fonds inachevés. Elle peint à grands traits, parfois violents et dans certains portraits monumentaux au-delà de la peinture apparaît l’objet visé (regard, voix, le rien). Le langage n’est ni expressionniste ni strictement figuratif, sa peinture est une matière mate, opaque, travaillée presque sans médium, parfois retirée comme pour une sculpture. Oserais-je dire une « peinture sans qualité » ? Le nonsense s’élabore sur la toile comme il peut émerger d’un texte de Lewis Carroll. Elle donne à voir la dissonance, le détail qui cloche ; on pourrait parler de portraits ratés au sens où le vivant est imparfait. S’il y a du féminin dans ce travail c’est dans le « pas fini » et dans la contingence confrontée à la liberté de la décision.

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