Paulo Nozolino est une des figures majeures de la photographie contemporaine. Son parcours débute à Londres, où il emménage dans les années 1970. À la fin des années 1980 puis durant les années 1990, il s’installe à Paris et effectue de nombreux séjours dans le monde arabe et en Europe, après la chute du mur de Berlin. Les ouvrages Penumbra et Solo sont de bons exemples de ses préoccupations politiques, tournées vers l’évolution de la société. Après une rétrospective intitulée Nada à la Maison européenne de la photographie, il rentre au Portugal en 2002. En 2005, il est invité pour une nouvelle rétrospective – Far Cry – au Museu de Serralves de Porto, qui accueille pour la première fois le travail d’un photographe portugais.

Artiste au discours engagé, Nozolino porte sur la photographie le même regard que sur la vie : il en fait un outil pour mieux se connaître et comprendre le monde qui l’entoure, et chercher les limites de ses interrogations et de ses expériences. Son travail ne laisse aucune place à la complaisance. La destruction comme la mort y sont représentées pour ce qu’elles sont, à savoir des cycles constants de son époque historique, le XXe siècle. De quoi rendre

l’instant présent encore plus vivant, comme le montrent ses travaux les plus récents, Bone Lonely, Makulatur,Usura et Gloom.