Radenko Milak est un artiste total qui interroge l’imaginaire de l’image, capable de penser sa peinture comme des installations qui mettent en jeu le pouvoir réel ou supposé des images, leurs conditions d’interprétation et de lecture, leur statut dans nos sociétés saturées visuellement, les codes de représentation du réel. Il nous apprend à voir à nouveau en dévoilant le potentiel esthétique de chacune des images ou de leurs fantômes qui hantent nos consciences. [...]

A l’ère, non plus seulement, de sa reproductibilité, mais de son accès immédiat et incessant, l’image nous regarde, mais nous ne la voyons pas. Parallèlement, à la volonté de saisir l’Image du Temps, Radenko Milak s’est emparé de l’Image du Mouvement, allant puiser dans le répertoire mondial du cinéma, des images qu’il lie les unes et les autres, usant pour cela encore majoritairement de sa technique virtuose d’aquarelliste, mais également en usant de l’animation. Il crée l’Image mentale du cinéma en déroulant une narration singulière par le biais de ses œuvres qui empruntent à tous ces cinémas qui nous ont défini, les cinémas de Hitchcock, Godard, Bergman, Antonioni, Welles, Kalatozov, Laughton, Tarkovski.

Christopher Yggdre

Né en 1980 à Travnik en Yougoslavie, Radenko Milak vit et travaille en Bosnie-Herzégovine. En 2016, il présente son travail à la galerie Bernhard Bischoff, Bern (Suisse), à la galeria Priska Pasquer, Cologne (Allemagne), à la galeria Fotografija de Ljubljana (Slovénie), à la Krank Art Gallery d’Istanbul (Turquie), à la Fondation Boghossia de Bruxelles ainsi qu’au National Museum of Contemporary Art (MNAC), Bucarest (Roumanie), entre autres.