Katrien de Blauwer est passée maître dans l’art du « Cut ». Cette terminologie est effectivement plus appropriée que le terme « collage » pour définir sa pratique, tant celui-ci semble en décalage en regard de la maitrise des compositions et la puissance formelle de ses créations. De facto, ses œuvres ne sont pas des collages comme on peut l’entendre habituellement. Il ne s’agit pas ici de l’association de motifs afin de recréer une imagerie comme celle, par exemple, des recherches surréalistes.

Son geste artistique est lié, certes, à une perception intuitive et à un cheminement poétique, mais son approche est conceptuelle, radicale. Cette artiste est une observatrice, une analyste attentive des éléments qui fondent une photographie tant dans son sujet, la captation que celle-ci opère d’un morceau de réel par le cadrage, que dans l’espace même de l’image et des différents plans et chromatiques qui la composent. Pourtant Katrien de Blauwer n’est pas directement photographe. Elle préfère se servir, extraire des éléments du langage photographique pour réactiver sa valeur formelle.

Christine Ollier

Née en 1969, Katrien de Blauwer est une artiste belge qui vit et travaille à Anvers.En 2016, son travail a fait l’objet de plusieurs expositions, dont The Summer show,à la Ravestijn Gallery d’Amsterdam, (Pays-Bas) , Prove di fotografia #1 au Spazio Labo’ Fotografia de Bologne, (Italie), Stories of places and spaces, bodies and ties, à la Arendt House de Luxembourg ou encore Les adoptés à la Galerie RueVisconti de Paris. Cette même année, la Galerie Les Filles du Calvaire a également présenté ses œuvres dans le cadre d’une exposition personnelle, Single Cuts, et d’une exposition collective, Fragments.