My eyes keep me in trouble
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MY EYES KEEP ME IN TROUBLE est la septième exposition collective itinérante organisée par le CCNOA, Bruxelles, Belgique depuis 2001. L’exposition fut inaugurée en avril 2007 chez Nieuwe Vide, Haarlem au Pays-Bas ( www.nieuwevide.nl), et voyagea ensuite vers l’Australie pour être présentée à l’occasion de la Biennale de Sydney de 2008 au Sydney College of the Arts Gallery, Sydney ( www.usyd.edu.au Juin 2008) et ensuite à The Physics Room, Christchurch, en Nouvelle-Zélande ( www.physicsroom.org.nz Août 2008). Le commissaire de l’exposition Tilman est un artiste Allemand et directeur artistique de CCNOA.
MY EYES KEEP ME IN TROUBLE rassemble les oeuvres de plus ou moins 30 artistes internationaux et est composé d’installations in situ, peintures murales, objets, peintures et vidéos. Vu les différentes dimensions des lieux approchés il ne sera pas toujours possible d’inclure tous les artistes.
En honneur du pays invitant et ses lieux d’exposition MY EYES KEEP ME IN TROUBLE sera adapté à chaque lieu et inclura – à côté des artistes d’autres pays – une large sélection d’artistes nationales. Ceci n’offrira pas seulement un panorama des diverses pratiques et approches artistiques et leur place dans le paysage international, mais enrichira également le dialogue et discours supranational sur l’art contemporain abstrait et consolidera l’échange culturel entre les communautés respectives.
MY EYES KEEP ME IN TROUBLE est le titre d’une chanson du bluesman légendaire R.L. Burnside. Ce titre à première vue innocent, bien que conscient fût à l’origine du dialogue entre les différentes positions et préoccupations d’un nombre d’artistes dont la pratique est centrée autour de l’idée de l’art non représentatif, réductif ou concret comme essentielle.
Les vues de Josef Albers sur le ’réductif’ - ’ouvrir le yeux’ ou ’l’oeil pense’ - viennent immédiatement à l’esprit. Ces idées, profondément ancrées dans l’histoire de l’art non représentatif, ou plus précisément l’art réductif, et leur influence sur les artistes contemporains, les passages vers d’autres mouvements artistiques et même la résurgence de l’idée du ‘concret’, sont les données de ce projet d’exposition.
MY EYES KEEP ME IN TROUBLE peut aussi être vu comme l’ostinato de la chanson de l’artiste. Aujourd’hui l’artiste n’est plus captivé par les mystères de la vie ou les questions métaphysiques qui en découlent presque logiquement. À notre époque, l’artiste vit dans un monde totalement visuel auquel il réagit, vers lequel il est attiré pour ultimement créer un rapport très proche avec les objets et sujets du quotidien.
Les oeuvres qui en résultent peuvent sembler convoyer l’idée qu’elles sont une propriété environnementale dans laquelle la distinction entre l’univers personnel et la culture des masses devient vague pendant qu’en même temps, la discrétion et l’intimité sont préservées. L’exposition peut être perçue comme une compilation, une collection d’information, pensées, contenu et contexte ayant rapport à la pratique artistique contemporaine dans le domaine de l’art réductif.
Le message principal sous-jacent n’est peut-être rien de plus que le message de la possibilité et une ré institution de la phénoménologie, l’acte de l’auto vision. C’est l’oeil personnel, fasciné par ce qu’il découvre. Tout ce qui attire l’oeil de l’artiste peut être approprié et utilisé pour créer un langage personnel, filtré jusque dans le langage intime de la pratique artistique, rejeté par les idées reçues et les principes philosophiques qui entourent le ‘réductif’.
En même temps le langage oublié de la sensation visuelle de l’environnement refait surface et la valeur de l’individualité est ré instauré. Grâce à l’application de différents médias, l’artiste a à sa disposition une grande variété de moyen pour exprimer sa participation aux sujets personnalisés qui font maintenant partie de l’esthétique de la pratique artistique. Le résultat final est une journée personnelle à laquelle chacun peut prendre part.
Ce projet ne se veut pas seulement encore une autre interprétation par encore un autre commissaire. Aucun artiste est mis en avant ; aucun groupe d’artistes est représenté. Les oeuvres ne doivent pas être vues comme les accessoires d’une idée d’exposition ou comme des marchandises lançant une nouvelle mode. Elles parlent pour elles-mêmes en tant qu’oeuvres individuelles ou étapes dans le voyage visuel offert, provoquant et encourageant la vision. Il n’y aura pas d’explication ni de discours théorique au sujet du contenu de l’exposition. Le spectateur pénétrant l’espace recevra l’opportunité de ’voir’, d’explorer les différentes oeuvres, leur poésie et leur langage, leur espace social et leur spécificité. (Team CCNOA 2007)