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[...]Une idée m'est venue que je vous propose de partager avec moi.
Je me suis souvent demandée quelle était l'oeuvre dont vous ne sauriez jamais vous séparer. Loin de moi l'idée de vous demander pourquoi, même si je peux imaginer toutes les raisons qui vous animent : attachement, attente d'un autre moment pour le mettre en vente, difficulté du fait de ses dimensions ou de son sujet ou du caractère de son auteur à la vendre, etc.
C'est cette oeuvre "pas à vendre" à l'encontre de toutes celles qui font l'intérêt et la raison de votre activité que je souhaiterais que vous me confiez.[...] Aussi oserais-je penser que votre choix révèlera le rapport intime que vous entretenez avec un objet et la conscience de le faire partager au public[...]
Extrait de la lettre adressée par Jacqueline Frydman aux galeries.