Adrian Schiess
Hiver
2005 |
Le centre d’art contemporain du Parvis a proposé du 24 juin au 27 septembre 2008 une exposition de l’artiste suisse Adrian Schiess, avec une quarantaine de peintures récentes et inédites.
L’exposition a ensuite été accueillie au musée national Fernand Léger, Biot, au printemps 2009, et au musée d’art moderne de Saint-Etienne, à l’automne 2009.
Des tableaux verticaux
Le travail d’Adrian Schiess, qui se définit comme «un peintre conceptuel» dont le «vis-à-vis est la nature», est surtout connu, et particulièrement en France, pour ses flache arbeiten, grandes plaques peintes posées sur des tasseaux, la plupart du temps au sol, rarement contre le mur, et donnant à voir dans leur matière colorée, souvent monochrome, l’espace qui les entoure.
Or, depuis douze ans, il travaille en parallèle des oeuvres qu’il présente verticalement, accrochées au mur comme des tableaux traditionnels. Les premières furent une série de neuf petites peintures sur aluminium réalisées en 1996, huit «couchers de soleil» et une «lune» qui seront visibles dans l’exposition.
Ces tableaux, dont la matière colorée plus ou moins dense est posée sur les supports les plus divers - toile de coton ou de lin, plaque d’aluninium, carton et actuellement voile de Tergal pour rideaux - ont des formats peu conventionnels. L’artiste en effet peut se laisser guider par les formes mêmes du support qu’il a sous la main. Les techniques sont aussi diverses : de l’huile ou de l’acrylique ou encore de l’impression jet d’encre sur toile, retouchée ou pas à la peinture.
Toutes portent des noms qui font référence à l’environnement naturel perçu par l’artiste selon les saisons, les heures de la journée («Mimosas en hiver» ; «Coucher de soleil» ; «Eté» ; «Demi-lune») ...
Les impressions jets d’encre sur toile sont réalisées à partir de photographies de fleurs. Deux sont présentées dans l’exposition - Pour Adrian Schiess, ces oeuvres formalisent le lien entre tableaux verticaux et planches horizontales.
L’exposition au Parvis
Dans cette boite aveugle qu’est la salle d’exposition du Parvis à Ibos, Adrian Schiess présentera exclusivement des oeuvres verticales, jouant ainsi à y ouvrir des fenêtres.
Adrian Schiess jouera avec la particularité du lieu, un centre d’art contemporain dans un centre commercial, et imagine un accrochage à l’atmosphère un peu «dillettante et bricolée» qui, captée par un premier regard distrait, se donnerait à voir comme celui de peintres du dimanche.
Les mêmes oeuvres, présentées à Biot et à Saint-Etienne, proposeront évidemment des expositions très différentes et contrastées.
L’exposition d’Adrian Schiess a été réalisée en partenariat avec les musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes et le musée d’art moderne de Saint-Etienne.