Du noir dans le vert, video still, video 11'', 16/9

MARIE-FRANCE & PATRICIA MARTIN

DU NOIR DANS LE VERT

Exposition du 8 février au 15 mars 2008

Vernissage le jeudi 7 février de 18h à 21h

La galerie Les filles du calvaire est heureuse de présenter la vidéo de Marie-France & Patricia Martin Du noir dans le vert dans le cadre d’un Project Room qui leur est consacré.

L’exposition sera clôturée par une lecture performée des soeurs Martin : Du noir dans le vert : « Aïe j'ai dit I ».

Le travail de Patricia et Marie-France Martin sonde impitoyablement sentiments et émotions. C’est d’ailleurs sans répit qu’elles traquent et dissèquent le genre humain, levant le voile sur ses aspects conscients et inconscients – l’image du double y acquiert alors toute sa force.

La vidéo intitulée Du noir dans le vert, conçue pour l’exposition Speelhoven ‘04 (Belgique) a pour point de départ la cabane de l’artiste Hans Op De Beeck (Speelhoven ‘01); sorte d'observatoire avec vue sur deux noyers perdus dans une vaste prairie verdoyante.

L’un des arbres, comme une haute tour vivante, domine les vestiges du second arbre mort. Autour de cette image presque romantique, les sœurs Martin ont créé une histoire dans laquelle le thème de la dualité joue un rôle important. Deux sœurs se meuvent autour de deux arbres dans la prairie. Elles coupent en morceaux l'un des arbres foudroyé et l'amène dans un bassin, situé dans la forêt profonde.

La nuit, au clair de lune, vêtues de tenues blanches hermétiques, elles peignent, dans une sorte de rituel, la souche abandonnée. De la fenêtre de la cabane, une femme, un autre double, les observe.

La vidéo développe, à différents niveaux, l’exploration de l’espace entre soi et l’autre, la confusion entre l'original et la copie, entre réalité et fiction. De même que certains réalisateurs – Lynch (Mulholland Drive), Bergman (Persona) et Hitchcock (Vertigo) – les soeurs explorent dans leur travail, le concept d’identité dans un monde d’illusion, de réflexions et de fusions. La composition électro-acoustique a été réalisée par l’artiste bruxellois Arnaud Jacobs (Missfit).

Day after Day, Kunsthalle Fribourg, Fri-Art 2003-2007 (catalogue)

Texte de Stoffel Debuysere, Argos Festival Bruxelles, 2005 (catalogue)

Du noir dans le vert

d’après Marie-France & Patricia Martin

« Comme dans un fait divers. Sur une composition électronique (sur mesure): arpenter un décor idyllique (air de montagne suisse, lumière flamande), mesurer l'espace entre les noyers, gesticuler des hypothèses, tracer des lignes (à la recherche d’indices entre l’arbre debout et l’autre couché). Hacher, séparer, déplacer (les morceaux du noyer mort). Se mirer dans une mare (propice aux apparitions, pour vérifier que deux fait quatre ? Miroir miroir dis-moi etc.). Enjamber des fils de fer barbelé (un panier style conte de fée à la main). S'échanger les hauts les bas (les chemises, les jupes, pour tout confondre). S’activer en combinaisons blanches autour de l'arbre à terre et le badigeonner de rouge (pour faire faux sang). S’approcher de la vitre de la cabane (on dirait qu'il y a quelqu'un là-dedans), s’effrayer de l'apparition des visages (superposition exacte), fuir terrorisées. Battre la campagne (immersion jambes dans pissenlits, coucou-oiseau-perché-coucou-arbre-noyé). Répéter (obsessionnelles) des tâches absurdes. Perdre la boussole (enfermées dans les champs, la forêt, un trou charmant). Peur (un-deux visages perdus). Faire comme si (dramolet). »

Finissage le samedi 15 mars à 17h00, lecture performée de Marie-France & Patricia Martin : Du noir dans le vert : « Aïe j’ai dit I »

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