Dorothée Smith, C19H28O2 (agnès), 2011
Production Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains 2011
installation transdisciplinaire
6 Vidéos HD, pièce sonore, sculpture, testostérone de synthèse
Dans une esthétique minimale, mathématique, sur une musique composée par Victoria Lukas, les gestes sont lents, dévoilant sous nos yeux l'espace-temps intérieur d'un être, Agnès, dont l' histoire engage une réflexion de la personne sur son propre genre. C'est en ingérant une substance hormonale synthétique (progestérone) qu'Agnès, fille née garçon, peu à peu se métamorphose, se constituant alors sa propre identité.
Jusqu'alors traitée indirectement ou par évocation subtile dans ses images fixes (poses, sfumato, nature), la photographe s'attaque plus frontalement cette fois à cette problématique, grâce à un scénario inédit. Par le cadrage, les lignes, la lumière ou bien le traitement du corps, le flux des images qui se succèdent fascine, chacun plan pouvant devenir une photographie. Une grâce sublime émane de ce travail prenant aussi la forme d'un trouble profond, d'une fascination.
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