Entre l’hypervirilité de ces corps en mutation et la vulnérabilité qui peut apparaître à travers certains gestes, j’ai cherché à proposer une vision plus sensible, à l’encontre de l’imagerie officielle.
— Julie Joubert
Photographe diplômée de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, Julie Joubert explore le genre du portrait. Entre photographie plasticienne et documentaire, elle aborde des questions liées à l’identité, la jeunesse et les représentations du masculin. Sa démarche se caractérise par des projets au long cours où elle met en lumière l’authenticité et la singularité de ses sujets. A travers une esthétique picturale, les corps et les visages qu’elle saisit révèlent à la fois la force de l’individu et sa vulnérabilité face au monde qui l’entoure. L’aspect documentaire de son travail écarte toute anecdote pour restituer l’essentiel : la fragilité de la présence humaine.
En documentant sur plusieurs années le parcours d’Ahmed, la série MIDO (2019 – 2021) raconte la construction identitaire, la marginalité et l’enfermement. La diversité des dispositifs photographiques témoigne des transformations de son parcours et accompagne une trajectoire marquée par l’instabilité et la perte progressive de liberté.
En 2026, la galerie Les filles du calvaire présente Patria Nostra (2023 – 2026), un projet photographique mené sur trois ans au sein de la Légion étrangère, qui explore, à travers les parcours de jeunes recrues venues du monde entier, les tensions entre déracinement, effacement de l’identité et quête d’appartenance.
Son premier livre MIDO a été publié chez KAHL EDITIONS en 2021. Le second Patria Nostra sera édité chez Loose Joints en Novembre 2026.

