Les matériaux utilisés, organiques - verre, laine, métal ou bois - évoquant à la fois la fragilité et la solidité, l’éphémère et l’éternel, deviennent les représentants d’un monde instable mais fécond.
Clara Rivault est une artiste française née en 1991. Elle est diplômée de l’École Supérieure des Beaux-Arts Montpellier Contemporain et titulaire d’un Master à La Cambre à Bruxelles. C’est au Centre International d’Art Verrier de Meisenthal qu’elle découvre le travail du verre.
Clara Rivault explore une pluralité de techniques traditionnelles complexes apparentées aux arts du feu, telles que le bronze, le verre ou la porcelaine. Spécialisée dans l’art du vitrail, l’artiste se consacre à ce processus de création long initié par des prélèvements photographiques, qu’elle vient disloquer, puis recomposer et cristalliser, afin de proposer un récit où se confondent mythologies et monde réel.
L'observation de matières organiques et de tissus vivants, nourrissent une palette de formes et de textures que l'artiste insuffle dans le verre, leur donnant une dimension sculpturale. La notion de corps s'apparente au fil rouge nourricier du travail polymorphe de Clara Rivault.
Lauréate du projet HEDERA, elle réalise en 2023 une œuvre monumentale pour la façade du siège de l’Institut français à Paris. Également lauréate pour la création des vitraux de l’église Saint-Paterne à Saint-Pair-sur-Mer, son œuvre Lunam et Solem, sera inaugurée au cours de l’année 2026 ; ainsi que son vitrail créé pour la façade du musée Les Franciscaines de Deauville. Parallèlement, Clara Rivault a conçu un vitrail pour la tombe de Lisa Gherardini — modèle de la Joconde de Léonard de Vinci — au musée Sant’Orsola à Florence.
Dernièrement, elle a exposé au Centre d’art Les Églises à Chelles (2024) et au MOCO à Montpellier (2025). En 2026, son travail est présenté au MUCEM dans le cadre de l’exposition collective Bonnes Mères, commissariat de Caroline Chenu et Anne-Cécile Mailfert.
Ses œuvres figurent dans les collections du Musée des Arts décoratifs de Paris et du Fonds d’art contemporain – Paris Collections.

