Pour la section Disegni 2026 de Artissima, la galerie Les filles du calvaire a le plaisir de présenter, pour la première fois, un solo show de l’artiste japonaise Makiko Furuichi, composé exclusivement d’oeuvres sur papier. Pensé comme un environnement immersif, le projet déploie un univers organique et foisonnant dans lequel le dessin et l’aquarelle excèdent la surface de la feuille pour investir pleinement l’espace du stand. Motifs, figures et éléments décoratifs semblent s’émanciper du support, se prolonger sur les murs et proliférer dans l’espace. L’oeuvre ne se laisse plus contenir par le cadre mais se diffuse, se déploie et prend corps dans l’espace, à l’image du monde végétal et hybride que l’artiste convoque.
Au coeur de cette proposition se trouve le règne végétal, envisagé comme une force vivante, mouvante et habitée, qui vient dialoguer avec un bestiaire issu de l’imaginaire japonais. Des yōkai, esprits hybrides issus des forêts et du folklore nippon, apparaissent au détour des compositions. Mi-humains, mi-animaux, parfois confondus avec des formes végétales, ils incarnent les éléments naturels et rappellent une vision animiste du monde, où chaque plante, chaque arbre, chaque créature semble dotée d’une présence propre.
Cette relation organique entre l’humain, l’animal et le végétal constitue l’un des axes majeurs du travail de Makiko Furuichi. Ses oeuvres construisent un espace poreux où les frontières des corps se métamorphosent, les plantes envahissent les figures, les formes se superposent et se fondent les unes dans les autres. Le dessin devient alors un lieu de transformation permanente, un territoire où la nature n’est pas un simple décor, mais une puissance active, capable d’absorber, de protéger et de réinventer le vivant.
L’artiste y conjugue une double culture visuelle. Née en 1987 à Kanazawa, au Japon, et installée en France depuis 2009, Makiko Furuichi puise autant dans la culture classique et populaire japonaise que dans l’histoire de la peinture occidentale. Diplômée de l’Université des beaux-arts de Kanazawa et de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes, elle développe une pratique singulière de l’aquarelle, de la peinture et du dessin sur différents supports. Forte de ce double regard, elle compose un univers foisonnant où se rencontrent références mythologiques, traditions picturales et visions contemporaines du paysage.
Pour Artissima, ce corpus d’oeuvres sur papier met particulièrement en lumière la délicatesse de son geste et la richesse tant de sa palette que de son imagination. Les transparences de l’aquarelle, la fluidité du trait et la densité des motifs végétaux donnent naissance à un ensemble à la fois sensible et expansif. Le stand devient ainsi une sorte de jardin mental, une forêt imaginaire dans laquelle le visiteur est invité à entrer.
Les prix sont disponibles sur demande. N'hésitez pas à nous contacter à paris@fillesducalvaire.com pour toute information complémentaire.

