Katrien De Blauwer Belgique, 1969

Ne dites surtout pas à Katrien De Blauwer qu’elle fait des collages : « Disons que je suis une photographe sans appareil. La coupe est comparable chez moi au déclic de l’appareil photo ». Elle coupe, colle, assemble, enfreint, colore, manipule des photographies issues d’anciens magazines qu’elle collectionne. 
— Philippe Azoury

Katrien De Blauwer est née en 1969 à Renaix en Belgique. Après avoir étudié la peinture à Gand, elle intègre la Royal Academy à Anvers pour des études de mode.  

 

Elle collecte, découpe et réassemble des fragments visuels tirés de magazines anciens pour créer des compositions narratives où mémoire, désir et ambivalence se rencontrent. Sa pratique, proche du montage cinématographique, explore la relation entre image et spectateur à travers des récits visuels évocateurs. En s'appropriant des photographies anonymes, les intégrant à son univers intérieur et offrant au spectateur une auto-reconnaissance, elle confère ainsi une portée universelle à ses récits. Son travail oscille entre intimité et anonymat des images trouvées. 

 

Ses œuvres figurent dans des collections prestigieuses comme The Morgan Library Museum, le Museum of Fine Arts de Boston, et La Banque Nationale de Belgique. Des expositions monographiques lui ont été consacrées aux Rencontres d'Arles en 2022, à l'Institut pour la photographie de Lille en 2023, et au Princeton University Art Museum, aux Etats-Unis en 2024.