Katrien De Blauwer Belgique, 1969

J'aime me décrire comme un "photographe sans appareil".
— Katrien De Blauwer
Ne dites surtout pas à Katrien De Blauwer qu’elle fait des collages : « Disons que je suis une photographe sans appareil. La coupe est comparable chez moi au déclic de l’appareil photo ». Elle coupe, colle, assemble, enfreint, colore, manipule des photographies issues d’anciens magazines qu’elle collectionne. Proches du photomontage ou du montage cinématographique, ses œuvres recèlent une intense charge narrative. Liées à la mémoire et à son histoire personnelle, mais, paradoxalement, aussi intimes qu’anonymes, elles deviennent le scénario possible de tout un chacun. « Ce que déterre Katrien De Blauwer dans ses images en noir et blanc c’est l’archéologie d’une ambiguïté. Cette ambiguïté du désir, elle ne la barre pas d’un coup de cutter rageur : au contraire, elle l’intéresse. Elle la travaille au maximum. Elle l’affine, la rend coupante »
— Philippe Azoury
 

Katrien De Blauwer, née en 1969 à Renaix en Belgique, est une artiste plasticienne qui travaille la photographie et le photomontage à partir d’images vintage. Elle collecte, découpe et réassemble des fragments visuels tirés de magazines anciens pour créer des compositions narratives où mémoire, désir et ambivalence se rencontrent. Sa pratique, proche du montage cinématographique, explore la relation entre image et spectateur à travers des récits visuels évocateurs.

 

En 2023, elle présente When I Was a Boy / Commencer au Villa Vauban – Musée d’art de la ville de Luxembourg dans le cadre du Mois européen de la photographie, réunissant deux de ses séries majeures. En 2024, son travail est montré dans plusieurs manifestations internationales : We Are Happy Here In A Happy House à La Gaya Scienza (Nice), Don’t we touch each other just to prove we are still here? au Princeton University Art Museum (États‑Unis), Art Brussels (Brussels Expo), Distilled From Scattered Blue à Galeri̇st (Istanbul) et au LESS Festival of Contemporary Collage (Skovgaard Museum, Danemark).

 

Sa pratique est également reconnue à travers des publications et projets curatoriaux internationaux, soulignant sa capacité à réinventer le langage visuel par le collage et la mémoire.