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Galerie Les filles du Calvaire

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THOMAS LEVY-LASNE | LES APPARENCES

THOMAS LEVY-LASNE | LES APPARENCES

À Cent Mètres du Centre du Monde, Perpignan

Thomas Lévy-Lasne,

Juin - Septembre 2021

Une proposition de Thomas Lévy-Lasne

Cette exposition est d’abord l’occasion de concrétiser une situation : l’extraordinaire vitalité de la peinture de la scène française contemporaine. Non exhaustive, j’ai pris le parti de présenter des peintres gardant pour référence le monde des apparences. Dans une grande variété de thème, de style et d’ambition, tous ces peintres questionnent le réel avec ce médium si particulier qui joue au visible avec les matériaux du visible: des pigments, des surfaces, le côté sculptural du tableau.

De peintre dit abstrait comme Jean-Baptiste Bernardet ou Claire Chesnier, s’intéressant pourtant au spectre lumineux à un entre deux inquiétant comme chez Maude Maris ou Eugène Leroy, d’une figuration iconographique à la Eric Corne ou Françoise Petrovitch au réalisme muet de Mireille Blanc ou Grégory Derenne, d’une manière très affirmée comme Eva Nielsen ou Mathieu Cherkit à l’effacement de la présence du peintre comme chez Damien Cadio ou Katia Bourdarel, de l’élégance du style efficace de Gilles Aillaud ou Jean-Philippe Delhomme à la touche fragile de Nathanëlle Herbelin ou de Jérémy Liron, l’inspiration commune reste le monde muet qui est le notre pour paraphraser Francis Ponge.

Une génération entre 35 et 45 ans est particulièrement mise en avant dans l’exposition : elle a été découragée en école d’art mais ces nombreux artistes ont persévéré dans leur pratique patiente au milieu d’une époque de l’avalanche des images. 100 millions de photos et vidéos sont postées sur Instagram par jour. Alors qu’on a pu parler de retour de la peinture, elle a découvert des générations plus ancienne, il y a bien toujours eu des peintres et maintenant une génération plus jeune : le médium prend une place exponentielle dans les écoles aujourd’hui. Avec un regard assumé vers l’Histoire de l’Art, un intérêt technique pour la touche et les qualités de surface, une certaine froideur dans la représentation, la variété des peintres de l’exposition se retrouve dans leur confiance dans le médium qu’est le tableau : ce besoin immémorial de représenter l’innommable des apparences par la présence d’une peinture.

Thomas Lévy-Lasne

ANTOINE D’AGATA | VIRUS

ANTOINE D’AGATA | VIRUS

PORTRAIT(S), Le rendez-vous photographique de Vichy

Juin - Septembre 2021

Portrait(s) présente onze expositions, se tenant simultanément en centre-ville et à l’extérieur, à ciel ouvert : dans l’espace des Galeries du Centre Culturel de Vichy, construit au début du siècle dernier et sur l’Esplanade du lac d’Allier. Un nouveau lieu rejoint cette année les espaces d’exposition de Portrait(s), le Hall des Sources, lieu emblématique de la ville.

Fusion et confusion. Quels sont ces corps aux couleurs rouge sang qui embrasent les images d’Antoine d’Agata ? Ce sont nos corps, les vôtres, le mien, habités par le virus ou affectés par sa menace, âmes errantes dans la ville ou ligotées sur les lits d’hôpitaux, photographiées en 2020 avec un appareil photo thermodynamique qui enregistre les rayonnements infrarouges et qui permet d’enregistrer la température des vivants quand la mort rode. En transformant l’épisode viral que nous traversons en une expérience des limites visuelles, le photographe propose une oeuvre d’une rare incandescence.

SMITH | À FLEUR DE MONDE

SMITH | À FLEUR DE MONDE

Centre Photographique, Rouen

SMITH,

Mai - Septembre 2021

Exposition collective avec les œuvres de Melanie Bonajo, Rudolf Bonvie, Pauline Hisbacq, Anouk Kruithof, Andras Ladocsi, Ann Mandelbaum, Adrian Paci, Baptiste Rabichon, SMITH, Stéphanie Solinas, Patrick Tosani, David de Tscharner.

Il y a un peu plus d’un an, nous nous découvrions, le terme est désormais éculé, « confiné.e.s ». Nous avons vécu depuis le paradoxe d’une expérience collective d’isolement : chacun chacune chez soi, tous et toutes dans le trouble. Poignées de main cordiales et embrassades amicales disparues, l’étendue de notre spectre sensoriel s’est soudain réduite de manière inédite. Le toucher, sens par lequel émerge le monde sensible, se manifeste dans un double mouvement : l’enfant qui s’apprête à toucher vivra simultanément l’expérience de la proximité au sujet ou à l’objet désiré et celle de la distance qui l’en sépare.
Comment faire image du toucher ? Dans sa surface plate, l’image ne serait-elle pas, contre toute attente, la plus à-même d’encapsuler cette nature paradoxale ?

L’exposition À Fleur de monde réunit treize artistes qui se sont approché.e.s du toucher, l’embrassant ou l’effleurant, par la photographie, la vidéo, le moulage. Ils et elles ont mis en scène le sens par lequel nous faisons l’expérience de l’être-là-avec : le toucher comme vecteur d’apprentissage de soi, de l’autre, de notre présence au monde.

NOÉMIE GOUDAL | TELLURIS

NOÉMIE GOUDAL | TELLURIS

Fotografia Europea, Reggio Emilia

Noémie Goudal, ,

Mai - Juillet 2021

Trois séries photographiques – Telluris, Soulèvement et Démantèlement – forment la base de l’installation in situ de Noémie Goudal. Les unir est une double focalisation sur des géographies réelles et imaginaires pour créer un espace qui oscille entre l’existence matérielle et la projection virtuelle, bien qu’avec une approche analogique.

Une structure en bois squelettique abrite les œuvres pour améliorer leurs qualités artificielles; une construction dense et tentaculaire de lignes verticales et horizontales qui est configurée en formations cubiques vertigineuses. Cette objectivité imite les mondes visuels qui sont évoqués dans Telluris – des paysages de montagne fabriqués dans le désert composés de vingt-cinq cubes de bois empilés.

Des œuvres de Soulèvement sont également présentes, invoquant des vues illusoires qui restructurent comme par magie l’apparence matérielle des formations rocheuses déchiquetées grâce à l’utilisation de miroirs qui les transforment en scénarios d’images fragmentées, orientant ainsi de nouvelles expériences sensorielles du paysage et nous rappelant que nous avons besoin d’images du paysage. monde afin de le rendre compréhensible.

Par un processus de soustraction, Démantèlement voit Goudal sculpter à nouveau le paysage mais en réduisant progressivement, voire en effaçant totalement, la vue des crêtes et des véritables sommets sur une typologie d’images pour défier le regard géologique du spectateur.

L’incrédulité et la réflexivité sont au centre de l’expérimentation de Goudal avec le médium photographique.

KAREN KNORR | ISLAND LIFE : PHOTOGRAPHS FROM THE MARTIN PARR FOUNDATION

KAREN KNORR | ISLAND LIFE : PHOTOGRAPHS FROM THE MARTIN PARR FOUNDATION

Bristol Photo Festival

Karen Knorr, ,

Mai - Octobre 2021

Island Life présente plus de 60 photographies de la collection de Martin Parr pour brosser un tableau de la vie dans la Grande-Bretagne d’après-guerre.

Largement connu pour sa photographie documentaire, Martin Parr est également un collectionneur passionné, commissaire et promoteur de la photographie. Sélectionné par Martin Parr et le Bristol Museum, Island Life prend des photographies de la grande collection de photographies de la Fondation Martin Parr pour montrer le tissu changeant de nos villes, notre société et nos identités. L’exposition présente des photographies qui documentent des moments d’importance historique, notamment l’émeute de la taxe électorale, la catastrophe de la mine Aberfan et, plus récemment, le mouvement Black Lives Matter.

Celles-ci sont affichées avec des images illustrant le quotidien – mariages, shopping, football et vacances de Butlin. Collectivement, les images forment une étude convaincante du comportement national. Les photographes présentés dans Island Life incluent Khali Ackford, Pogus Caesar, Elaine Constantine, Sian Davey, Chris Killip, David Hurn, Ken Grant, Markéta Luskačová, Graham Smith, Tom Wood et plus encore.

Cette exposition fait partie du Bristol Photo Festival.

LAIA ABRIL | MENSTRUATION MYTHS

Bristol Photo Festival

Laia Abril

Mai - Octobre 2021

Bristol Photo Festival is a new biennial festival with a year-round programme of commissions, collaborations, and exhibitions by both local and international artists. The first edition encompasses a summer showcase of photography exhibitions across the city followed by a full autumn programme of festival exhibitions and events including a book fair, film programme, talks series and symposiums.

Laia Abril – Hoda Afshar – Widline Cadet – Adama Jalloh – Alba Zari is a collection of solo exhibitions by five of the most innovative photographers and photo-based artists working today. The exhibition is commissioned by the Royal Photographic Society and curated by Aaron Schuman, featuring in the Bristol Photo Festival.

LAIA ABRIL | MENSTRUATION MYTHS

L'Onde Théâtre - Centre d'art

Laia Abril

Du 4 avril au 30 juin 2021

On Menstruation Myths, explores these cycles of thought creating a non-fixed and open-ended narrative that forms part of Laia Abril’s larger body of work, A History of Misogyny. With this series, Abril questions what it means to be a woman within a society that ignores the menstrual calendar. The chapter explores myths and its cultural origins, alongside contemporary data and its consequences. Displaying both the research and the visual metaphors, the installation weaves a greater comprehension around the politics of pain and the repercussions of miseducation and silence.